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Le coaching mental : Pour qui ? Pour quoi ?

Pour qui ?

Le coaching mental s’adresse à tous les individus visant l’atteinte d’un objectif. Particulièrement recommandé dans les situations à « enjeu » pour les sportifs, les artistes, les hommes politiques, les étudiants, les chefs d’entreprises. 

Pour quoi ?

Quelques exemples de sujets abordées lors des premiers appels : ceux ci  constituent souvent la « porte d’entrée » du coaching. 

Perte de Confiance : il n’est pas rare après une déconvenue,  un trauma, ou simplement un résultat défavorable de se retrouver démotivé, à l’arrêt. Certaines personnes en viennent à perdre confiance en eux. Difficile dans ces conditions d’aborder le futur dans les meilleures conditions. 

Problèmes de Concentration : certains n’arrivent pas à se concentrer ou sont victimes de saute de concentration, d’autres luttent contre des perturbateurs internes (pensées parasites ou dérèglement du à un stress excessif) ou n’arrivent pas à contrer un environnement toxique, cela les sort de leur concentration et impacte leur performance

Non Atteinte des objectifs : soit l’objectif n’a pas été atteint, soit la demande concerne la difficulté à définir des objectifs satisfaisants. Cela peut être également la sensation de ne pas exploiter pleinement son potentiel.

Préparation examens perturbée : cette demande concerne une sensation de ne plus pouvoir se mettre au travail. Retrouver la sérénité, mettre en place des routines est indispensable.

Stress excessif : la demande est présentée comme tel avec une forte confusion, de la fatigue, de la frustration. Un travail sur le rapport à l’échec, l’estime de soi, les émotions ainsi qu’un soutien est souvent nécessaire pour passer le cap.

Environnement nocif : qu’elle soit implicite ou explicite, cette demande concerne la gestion de l’environnement hérité ou construit, c’est à dire le rapport à son environnement (cout ou apport) et comment mieux agir (choix et communication).

Dérèglement des émotions : les émotions étant omni présente avant, pendant et après chaque situation qui compte, un dérèglement ne permet pas l’accès à sa zone de performance optimale. Au cœur de la méthode, La connaissance de son propre fonctionnement est vitale.

Démotivation, arrêt : c’est une période paradoxalement riche pour se remettre en question et commencer un travail sur soi afin de mieux se connaître et progresser sur de nombreux sujets

Récupération blessure : l’accompagnement peut se faire sentir à ces moments «creux » hors de l’action avec un travail « différent » afin de gagner du temps et de l’efficacité au retour de blessure.

S’autoriser le droit à l’erreur

Après avoir présenté ce qu’est le coaching mental dans l’épisode 1, rentrons maintenant dans le détail de la méthode permettant d’« ACCEDER » à sa zone d’excellence. Je vous propose dans ce 2e épisode de parler de la première lettre d’ ACCEDER : A comme ACCEPTER. 

Sous cette lettre, plusieurs notions sont sous-jacentes comme le fait de s’accepter avec ses imperfections (relatives) et s’octroyer le droit à l’erreur. S’accepter tel que l’on est, « unique », et s’aimer de manière inconditionnelle, c’est-à-dire non conditionnée à un résultat, est un bon point de départ. (Vous pouvez d’ailleurs pour vous y aider consulter l’ouvrage sur l’estime de soi par Christophe André). Il faut arriver à « faire avec » nos cartes de naissance et se charger d’optimisme. Cela correspond à « l’optimalisme » cher à Tal Ben Shahar (professeur de psychologie positive).

Est-ce si simple ?

En entreprise ou chez les sportifs de haut niveau, on parle beaucoup en termes de résultats ; en découle une pression inhérente à la réussite ou à l’échec. Il n’est pas rare d’entrer dans un coaching par cette porte. Le coaché rend compte de manière confuse (car non débriefée) de son mal-être. En creusant un peu et en faisant le tri, on tombe souvent sur un événement mal digéré : une défaite qui reste en travers de la gorge, une erreur qui a pris des proportions délirantes car cachée, non avouée… En entreprise, cela entraîne conflits, mal-être, burn out. Un point de blocage à ce niveau et c’est tout le système qui peut en pâtir et entraîner une défaillance plus grave : l’arrêt du système. Le redémarrage et la remise en route peuvent prendre du temps et beaucoup d’énergie.

Comment faire face à ses erreurs ou les erreurs de nos collaborateurs ? Comment changer son point de vue par rapport à l’erreur ?

A un niveau macro 

Le rapport à l’erreur est différent d’une entreprise à l’autre : dans certains cas, il est interdit (« réussir du premier coup ! », « premier ou rien » …), dans d’autres, et dans une certaine mesure, il est admis (« deuxième chance ») ; encore ailleurs, il est encouragé, on considère que cela fait partie du processus.

Sondez où vous mettez les pieds et évaluez si cela vous correspond. Protégez-vous de la pression induite si elle est trop forte. Si vous êtes décideur ou manager, et que vous avez la main sur la question, réfléchissez à ce que vous voulez vivre et faire vivre à vos collaborateurs. Comment pourriez-vous vous améliorer ? Faire des retours d’expérience, des ateliers d’amélioration, des « fail conf » (conférences sur l’échec) comme aux Etats-Unis peuvent être des pistes.

Au niveau individuel

Le rapport à l’erreur est une des premières notions abordées dans un coaching de performance. Tout simplement car nous avons été éduqués à être évalués et donc nous avons appris à nous auto-évaluer, parfois avec excès. Nous avons créé notre propre critique intérieur qui a pour bonne intention de nous faire grandir, et nous défendre par rapport à une attaque extérieure injuste. S’il se dérègle ou se rigidifie, il finit par nous desservir. Le raccourci est aisé et rapporter tout à notre résultat est tentant pour bon nombre d’entre nous. Serions-nous uniquement ce que nous obtenons en termes de résultats ?

Voici l’exemple d’une situation rencontrée lors d’une de mes séances de coaching :

Un conférencier voulait tout arrêter car son patron lui avait notifié qu’il avait été nul ce jour-là à Tokyo. Il en avait déduit « qu’il était nul ». En creusant un peu, je lui demande comment son patron savait qu’il avait été nul. Apparemment, le public n’avait pas posé de questions ni n’avait eu de réactions, contrairement à Rome la semaine d’avant. Il s’avère qu’il existe une notion qui avait échappé au patron : le critère culturel. Dans les deux cas, la conférence avait été réussie, mais la manière de la recevoir différente. En effet, en Asie, le silence est signe de respect alors qu’en Italie, les questions marquent l’intérêt ! Une fois cette donnée intégrée et l’incompréhension levée, l’émotion a été régulée, la confiance rétablie et la motivation relancée. En fait, le résultat prenait toute la place …alors que ce n’est que le résultat d’une action menée à un moment dans un contexte.

Si tout est classé, et donc jugé en termes de résultats (gagné ou perdu, objectif atteint ou raté), et que le résultat est la finalité, un autre piège classique sera l’anticipation par rapport à la défaite ou la victoire. Cela peut conduire à la décentration par rapport à l’action à faire ici et maintenant. À l’instant de conclure, un joueur peut se projeter vers la victoire et donc être saisi par la peur de rater le dernier point. C’est le fameux symptôme du jouer « petit bras ». Avant un événement à enjeu, un manager peut se voir en train de rater, avec le lot de conséquences que cela entraîne (regard de l’autre, se faire virer…), et perdre ses moyens alors qu’il doit uniquement se concentrer sur ce qu’il a à faire.

Il faut donc réexaminer notre rapport judéo-chrétien à la faute et nous repositionner par rapport à nos erreurs. Nous devons nous rééduquer par rapport à cette notion et penser en termes de progression, d’étapes, de résultats intermédiaires obtenus, de validations d’acquis ou encore de chantiers en cours. C’est ce qu’a théorisé Maslow dans son concept de phases d’apprentissages (inconsciemment incompétent, consciemment incompétent, consciemment compétent, inconsciemment compétent) et du fonctionnement humain. Le hic est que, pour beaucoup, ces schémas ont été introjectés et sont passés dans l’inconscient ; en d’autres termes, ils n’arrivent plus à se raisonner, ils ont rigidifié le process.

Voici un autre exemple : Pascal était comme pétrifié à l’idée de présenter son plan devant ses collaborateurs. En l’interrogeant, celui-ci me dit : « Il va y avoir mon chef »,« si je me plante comme la dernière fois, je vais y passer », « je n’y arriverai jamais », « je ne suis pas prêt », « je ne me le pardonnerai jamais » et il finit par se décomposer et se laisser déborder…

Toute la chaîne est contaminée (des pensées aux croyances, jusqu’à la confiance), ce qui risque de donner une prestation un peu à l’image de ce qu’il craint…. à moins de se reconditionner autrement et d’assouplir son rapport à l’erreur.

Chacun a un rapport très personnel à l’erreur. Certains ne s’autorisent aucun faux pas et ont un profil très perfectionniste avec un driver « sois parfait » très prononcé. Ce qui entraîne stress en amont et culpabilité à la sortie. D’autres vivent très mal l’erreur dans leur environnement et font vivre un enfer à l’autre. En ressort une interaction tendue et une relation abîmée. Imaginez l’impact en management !

L’antidote

L’antidote est un « anti-conditionnement » afin de rétablir le « droit d’oser ». Pour ça, il faut partir de la réalité, faire un état des lieux initial et mesurer les moyens et ressources à mettre en œuvre pour atteindre l’objectif. (Nous en reparlerons dans le D de la méthode ACCEDER : Déterminer un objectif).

Il faut recruter son « coach intérieur » (ou le modéliser : nous aborderons ce point dans les Ressources). Cet auto coach va contrer le saboteur intérieur (critique) avec une voix motivante très puissante. Il faut apprendre, à l’instar de Rafael Nadal, à s’encourager de manière inconditionnelle. Entraînez-vous sur votre entourage à encourager, dédramatiser les erreurs que vous observez, cela musclera votre coach intérieur. Veillez également à vous entourer d’un environnement positif et stable.

Conclusion

En fait, il faut considérer l’erreur, non pas comme un point final, mais comme un point de départ pour mettre en place des ajustements au service de notre objectif. En management également, cela servira à réguler les échanges, en partant du différent (de point de vue…) pour aller jusqu’à l’accord. En conclusion, il faudra faire du résultat un élément indispensable à la progression permanente.

Cependant, l’erreur demeure humaine… Comment réagir ? Rendez-vous au prochain article !

Qu’est ce que le coaching mental ?

Dans notre société où tout va de plus en plus vite, la recherche de performance individuelle et collective est plus que jamais d’actualité. Chacun doit progresser vite et bien mais à niveau égal de compétences techniques, qu’est-ce qui fait la différence ?

Les sportifs de haut niveau qui sont soumis à une pression permanente témoignent chaque jour de l’importance du mental : comme Nadal après sa victoire à l’US Open en 2019 : « je peux accepter une défaillance physique ou technique mais pas une défaillance mentale », ou encore Djokovic qui dit « tout se joue dans la tête ».

Mais que met-on en dessous de ce mot « mental » ?

Qu’est-ce que le coaching mental ?

Tous les commentateurs sportifs ou champions pointent l’importance du mental dans la performance, mais on doit d’abord se mettre d’accord sur ce qu’on met en dessous de ce mot utilisé à tort et à travers.

Pour moi, avoir un mental fort, c’est avoir la capacité d’entrer dans sa « zone » sur demande, c’est-à-dire « en pleine capacité » malgré les enjeux, la pression. Devenir non pas un champion mais son propre champion (avec les moyens du moment, en pleine responsabilité, sans chercher d’excuses et avec la lucidité et l’auto-évaluation justes), ce qui exclue les notions de « gagner ou perdre » ou de classement, notions pourtant omniprésentes depuis l’école jusqu’à l’entreprise.

ACCÉDER à sa zone d’excellence, c’est simplement être capable de faire son match quel que soit le contexte. Ce qui exclue toutes les fois où on a l’impression de s’être auto-sabordé, d’avoir perdu avant même d’être rentré sur le terrain. Contrairement à une certaine croyance populaire, on n’arrive pas dans sa zone par hasard ou uniquement quand on est épuisé, chacun peut travailler son mental pour progresser tout au long de sa vie.

Au fil du temps, j’ai identifié des notions qui, si elles sont toutes alignées, nous permettent d’ACCÉDER à notre plein potentiel sur demande. Cela fonctionne comme des verrous qui, tous ouverts, permettent l’accès à sa « meilleure performance possible » :

Premier verrou, la lettre A d’ACCÉDER :

– L’Acceptation : c’est l’art de jouer en étant détaché ou libéré de l’enjeu, c’est-à-dire la capacité à jouer malgré la pression ou les peurs, l’environnement ou les aléas. C’est savoir gérer les succès, les défaites et les périodes de blessure.

– L’Adaptation : c’est la capacité « caméléon » de s’ajuster au contexte ou aux aléas, d’apprendre sans cesse.

Deuxième verrou, le C d’ACCÉDER :

La Concentration : c’est la capacité à rester ici et maintenant, incluant la connaissance de soi, les routines, l’identification de ses perturbateurs internes ou externes, et la connaissance de comment se focaliser, se relâcher et se re-concentrer sur demande. C’est aussi la capacité de visualiser et de s’appuyer sur ses points forts.

Troisième verrou, le 2e C d’ACCÉDER :

La Confiance : c’est garder une confiance indépendante du résultat. Comprendre l’impact des croyances, des mécanismes du langage corporel et du dialogue interne sur la confiance. Il s’agit aussi de mettre en place les bonnes stratégies pour construire et entretenir la confiance en soi, les autres et l’avenir.

Quatrième verrou, le E d’ACCEDER :

L’Environnement : c’est la gestion de l’Environnement hérité (parents, entraîneurs) et la création puis la gestion d’un environnement aidant (trouver les bons partenaires) ainsi que la capacité à développer et entretenir ce cadre de gestion du public, de la presse.

Cinquième verrou, le D d’ACCÉDER :

La Détermination : elle englobe le fait de garder sa motivation, son envie, et de se fixer un objectif ambitieux ainsi que les étapes intermédiaires pour l’atteindre. Il est essentiel aussi de gérer les aléas sur le chemin et d’avoir l’envie de progresser en permanence.

Sixième verrou, le E d’ACCÉDER :

La gestion des Émotions : se connaître et développer une intelligence émotionnelle au cœur de la performance (avant – pendant – après) la compétition. Mieux appréhender ses émotions pour mieux performer et se sentir bien.

Septième verrou, le R d’ACCÉDER :

Endosser la Responsabilité et développer de nouvelles Ressources, apprendre de nouveaux comportements, investir sur sa R&D personnelle et savoir capitaliser son expérience.

Comment ça marche ?

On arrive tous avec un capital mental et des Quotients de Force Mentale (QFM), chacun avec ses cartes (forces et axes d’amélioration). Toutes les notions sont liées. C’est un peu comme le corps humain : tant qu’un organe ne se manifeste pas, on n’y prête pas attention, tout fonctionne en silence. Le jour où ça déraille, on est rapidement informé. C’est pareil pour la tête. Quand ça arrive, cela modifie l’équilibre et met un grain de sable dans la machine. Mauvaise nouvelle : quand ça déraille à un endroit, cela peut avoir des répercussions ailleurs. Bonne nouvelle : quand vous réglez un problème sur une notion, cela rejaillit sur une autre notion.

Plus on travaille sur le long terme, plus on fixe des habitudes, les bons états d’esprit et les comportements utiles pour la performance et le bien-être. Soit on arrive à s’auto-réguler, soit on a besoin d’une aide extérieure.

Le rôle du coach mental est de sensibiliser le coaché sur tous ces aspects, l’aider à les évaluer puis à progresser avec toutes les techniques possibles (PNL, hypnose, TOP, systémie, sophrologie, etc.). Le but est de développer la connaissance de soi, et de renforcer l’autonomie du coaché.

Comment travailler son mental ?

Toutes les portes d’entrée sont bonnes tant que la demande vient du coaché et paraît « mure ». Certains ont juste besoin d’une ou deux séances pour débloquer une lettre ou la redéfinir, d’autres s’engagent dans un travail plus approfondi et donc plus long. Aucune règle sinon celle de sentir que ça marche.

Pas de magie non plus, pas de résultat sans prérequis (travail, engagement, objectifs réalistes) ni sans mesure initiale (état présent : photographie du système à l’instant T avec le test ACCÉDER) et à distance du travail effectué (repassage du test après 6 séances). Nous commençons par le test ACCÉDER de 60 questions qui révèle l’état initial de votre Force Mentale et de vos quotients, et qui met en lumières les premiers chantiers à attaquer en priorité.

Prenons l’exemple d’un dialogue interne « défaillant » : une personne qui a intégré une (mauvaise) injonction parentale du type « tu es nul » et qui se la passe en boucle dès qu’elle se met en action. Elle va pouvoir ici prendre conscience de ce processus et se rééduquer avec le logiciel « bienveillance » qui se traduit par une petite voix intérieure du type « tu peux y arriver, c’est bien, continue ». Ensuite, avec de la répétition et de l’ajustement, vous serez étonné de progresser rapidement.

Evidemment, l’idéal est de réaliser un travail de fond dès le plus jeune âge et ce, sur la distance, afin d’autonomiser le coaché et le rendre capable de faire son auto-diagnostique et de s’auto-réguler.

Le champ du coaching mental est immense et la matière passionnante. Chacun d’entre nous peut se relier au sujet et résonner.

L’application des progrès peut irradier autant la sphère professionnelle que personnelle.

Envie d’aller plus loin ?

Jean Marc est Consultant en management et Coach mental sur les problématiques de performance individuelle et collective. Il intervient dans les domaines du sport professionnel et du poker, mais également en entreprise auprès de dirigeants et managers. Il est aussi auteur de deux ouvrages : « Les secrets de la prise de parole » et « La force du mental », aux éditions Dunod.

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Public:🏋🏻‍♀️Sportifs ✍️Étudiants 👨‍👩‍👧‍👦Particuliers 👩🏻‍🎨Artistes 📈Entreprises

♟problématiques abordées :

✅Perte de Confiance

✅Problèmes de Concentration

✅Non Atteinte des objectifs

✅Préparation examens

✅Stress excessif

✅Environnement nocif

✅Dérèglement des emotions

✅Potentiel non exploité

✅ Démotivation, arrêt

✅Récupération blessure

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